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Les Échos 18 novembre 2003
ENTREPRISES :
Renaud Dutreil a précisé que la seconde loi sur l'initiative économique,
présentée début 2004, traitera des "nouvelles formes d'activités
professionnelles" : portage salarial, co-emploi ...
Le Monde
Initiatives (6 novembre 2003)
Indépendants et salariés à la fois :
A côté de l'intérim, du CDD traditionnel, du prêt de mission ou du prêt
de main-d'œuvre, s'est progressivement installé, depuis les années 80,
le "portage salarial", surtout utilisé par les cadres au chômage
qui font figure de pionniers. de quoi s'agit-il ? D'une procédure engagée
par un cadre, le plus souvent au chômage, qui se voit confier une mission
payée en honoraires par une entreprise et qui ne souhaite pas créer, du
moins dans un premier temps, une entreprise, fut-elle individuelle. Il
s'adresse à une société de portage salarial, qui signera un contrat de
prestation de services avec l'entreprise désireuse de faire appel à ses
compétences, contrat dans lequel il est prévu qu'elle facture les
honoraires correspondant au travail demandé. Puis la société de portage
signe une convention de portage avec la personne qui a fait appel à son
entremise et enfin un contrat de travail. Elle lui verse un salaire en prélevant
une marge (de 8 à 15%) et paie les charges sociales et fiscales. Au
total, selon le montant de ses frais professionnels, le porté touchera
entre 45% et 50% de ses honoraires en salaire. (...)
Un institut de recherche, le Groupe de recherche par l'éducation et la
prospective (GREP), a conduit en 1999, pour le compte du Ministère de
l'Emploi et de la Solidarité, une étude sur le portage salarial. Il
distingue trois types de "philosophies fondatrices" :
- l'auto-organisation de personnes au chômage ; à l'origine de la mise
en place du portage dans les années 80, il s'agit de cadres au chômage
qui souhaitent être toujours salariés tout en travaillant en indépendants
;
- la "volonté d'insertion", le portage constituant un outil
parmi d'autres pour favoriser le retour à l'emploi ou à la création
d'activités ;
- le désir de "saisir une opportunité commerciale" dans
laquelle le portage est "un produit" et les cadres sans emploi
"un marché". (...)
Le Portage
Salarial ( Agence Pour la Création d'Entreprise www.apce.com
)
Il n’existe
pas de dispositif législatif permettant à une personne de répondre à
une offre ponctuelle de travail en qualité d’indépendant ou de tester
ses capacités à entreprendre, sans créer une véritable entreprise.
Pour pallier
ce vide juridique, des sociétés facturent les services rendus par des
personnes qui ne souhaitent pas s’immatriculer en qualité de
travailleur indépendant et leur reversent les sommes encaissées
sous forme de salaire.
Cette pratique
répond à une demande importante de personnes qui ne se sentent pas
encore prêtes à créer une entreprise.
Comment marche le Portage Salarial ( L'Entreprise :
juin 2002 )
Travailler
à son compte en étant salarié : c'est l'offre des sociétés de
Portage. Idéal pour les solos allergiques aux formalités ?
L'Entreprise
répond à leurs questions
Philippe fait du portage salarial... sans le savoir.
Consultant en informatique, il se fait "héberger" par une société
amie qui facture ses clients et lui verse un salaire en contrepartie des
honoraires reçus. Ils sont nombreux, les anciens salariés à avoir
utilisé cette "planque".
Mais, depuis 1985, ils peuvent s'adresser à des sociétés
de portage dont le métier est de transformer des factures en
salaire moyennant une commission de gestion. Le rêve de la création à
"risque zéro et zéro papier" est ainsi devenu réalité pour
des milliers de consultants, en particulier. Bénéficiant de la
couverture sociale des salariés, ils conservent leurs droits aux Assedic
en cas de... "dépôt de bilan". Et, surtout, ils ne galèrent
pas avec toutes les tâches administratives liées à une création
d'entreprise.
Le
Portage Salarial, la 3ème voie ( L'Express : avril 2002 )
Pour les indépendants dans l'âme et les quinquagénaires
qui n'ont pas intérêt à changer de statut à quelques années de la
retraite, le Portage Salarial peut-être la solution. La société de
Portage embauche le consultant pour la durée d'une mission et signe un
contrat commercial avec l'entreprise cliente. Elle perçoit ensuite les
honoraires qu'elle reverse sous forme de salaire au consultant, après déduction
des charges sociales et des des frais de gestion. Au final, le salarié
touche un salaire équivalent à la moitié du montant facturé à
l'entreprise.
La clé du succès ? " Disposer d'un bon carnet
d'adresses, faire du relationnel, être là où ça bouge. " Bref,
être toujours sur le qui-vive, dans la mesure où le cadre est son propre
créateur d'emploi. Le Portage éxige une détermination et une
organisation irréprochable. " Plus de 40% de la population
hollandaise recourt à des formes d'emploi non traditionnelles. Or, les
Pays-Bas sont le premier pays d'Europe en termes de création de richesses
". Plus réactif, donc plus efficace.
Le Portage
sort de l'ombre ( La Tribune : 22 Mai 2001 )
10 000 cadres
solos ou consultants utilisent les sociétés de portage pour facturer
leurs prestations en conservant un statut de salariés.
"
J'avais travaillé 8 ans dans l'humanitaire à l'étranger. Je rentrais en
France et je souhaitais changer de secteur. Mais, avec un tel parcours
professionnel, aucune entreprise n'était prête à m'embaucher. j'ai
trouvé une mission en 15 jours grâce à une société de portage ".
Cet intervenant a utilisé les services de cette société pendant 3 ans
avant de créer sa propre entreprise.
Comme lui, près
de 10 000 personnes font, selon le SEPS, appel chaque année aux sociétés
de portage, qui sont une quarantaine en France. Ce sont essentiellement
des cadres agissant comme consultants, mais on trouve également, parmi
les "portés", des formateurs, des graphistes, des
informaticiens, des traducteurs, des secrétaires... Ils trouvent eux-mêmes
leur mission et négocient avec l'entreprise utilisatrice, son contenu, sa
durée et son montant. Ils s'adressent ensuite à la société de portage
qui facture la mission au client utilisateur et verse au "porté
" un salaire, après avoir réglé l'ensemble des charges
salariales...
" Le
portage est une solution très souple qui permet à un consultant de
tester, sans prendre de risque, à la fois son marché et ses capacités
à travailler en indépendant ", note Pierre Dader, cadre senior en
reconversion professionnelle.
Le
Portage Salarial : créez sans risque ! ( Défis :
Avril-Mai 2001 )
Vous
voulez créer votre entreprise sans avoir de paperasses à gérer et en étant
sûr d'être payé ? La solution : faites-vous «porter» par une société
de portage qui effectuera toutes ces tâches à votre place. 10 000
personnes en profitent déjà chaque année.
Quel
créateur n'a pas rêvé de tester son projet en grandeur nature avant de
se lancer ? Quel indépendant n'a pas souhaité développer son activité
sans se soucier de toute la paperasserie administrative liée à la création
d'entreprise ? Le rêve de la création à risque zéro est devenu une réalité
pour des milliers de porteurs de projet.
Comment
se sont-ils débrouillés ? Tout simplement en se faisant «porter» par
une société qui a joué les intermédiaires entre eux et leurs clients.
D'après le SEPS (Syndicat des entreprises de portage salarial), 10 000
personnes ont profité de ce dispositif en 2000. Certains y ont trouvé un
moyen de se relancer dans la vie active, d'autres y ont vu une excellente
opportunité pour se mettre à leur compte.
Bien
qu'aucune définition n'existe réellement, le portage salarial permet à
un indépendant d'exécuter une mission pour le compte d'un client tout en
étant salarié d'une société qui le représente. Cette société dite
de «portage salarial» facture et encaisse le montant des missions de
l'indépendant, le déclare aux différentes caisses (Assedic, Urssaf,
retraite, etc.) et lui verse un salaire. Elle lui offre en somme le statut
si convoité d'indépendant salarié...
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